Saint Georges

Quand le christianisme se répandit en Gaule au 2ème siècle, il n'y avait pas encore de culte des saints. Ce n'est qu'à partir du 5ème siècle que l'on commença à consacrer des églises à des saints ; par exemple, on dit la cathédrale St Pierre à Beauvais.

Bientôt chaque église eut son saint. Mais, souvent, le nom du village fut suivi d'un nom de saint.
C'est ainsi que Ully dont nous connaissons la formation, devint Ully Saint Georges.

Que savons-nous de saint Georges ?
Son histoire nous dit qu'il fut officier de cavalerie dans l'armée romaine qui se trouvait en Turquie.

On nous raconte qu'il sauva la vie d'une princesse menacée d'être dévorée par un monstre, le dragon. Ceci est une légende.

Il se convertit au christianisme et, à cause de son œuvre évangélisatrice, il fut martyrisé au début du 4ème siècle.

Notre église a gardé des traces très visibles de son saint patron (c'est lui qui protège le village).

On voit dans le chœur une
statue équestre de saint Georges en tenue de guerre. Un grand tableau (marqué St et Ge) évoque son martyre.

On peut se demander pourquoi Ully a choisi saint Georges pour veiller sur lui.
On a dit qu'il était le protecteur du culte fontainier.
Rappelons-nous : "fontaine" a le sens de source. Les sources sont très nombreuses à Ully.
Sous la Révolution, Ully Saint Georges devint Ully les fontaines.

Dans tous les villages, on célébrait la fête du saint patron (c'était la fête patronale).
A Ully, elle avait lieu un dimanche d'avril (la St Georges est fixée au 23 avril).
Malheureusement, cette date marquait la fin de l'hiver et l'on n'était pas riche.
On l'appelait la fête "à pain sec". On décida donc de fêter saint Georges en septembre après la moisson.

Puis, un jour, on reprit la tradition. La saint Georges est restée une fête de printemps.

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