La moisson

Quand l'époque de la moisson arrivait, on préparait la moissonneuse-lieuse tirée par des chevaux ; mais cette machine ne coupait que sur le côté, et pour éviter d'écraser les tiges, on "détourait" la parcelle à la main, soit à la faux avec son "gavier", soit à la sape ; pour moi, je préférais la sape.

Les javelles ainsi formées étaient liées avec des liens de paille qu'on avait mouillée pour la rendre moins cassante.

Les bottes mises en tas (
un dizeau ou un dizieau) étaient charriées dans la grande guimbarde qui servait uniquement pour ce travail. Il fallait savoir équilibrer la voiture pour que le limonier ne soit pas écrasé sous la charge ; celle-ci devait être bien "tassée" et maintenue si on voulait arriver sans avoir perdu une seule botte.

Une bonne partie du blé et de l'avoine était engrangée à la ferme et c'est pour entrer par cette grand'porte assez étroite que le charretier devait montrer tout son savoir-faire. On devait faire tourner le limonier seul avant de faire donner tout l'attelage.

Ce qu'on redoutait le plus, c'était d'avoir à couper une récolte versée ; dans ce cas, le fauchage à la main était le seul moyen de ne rien perdre. Mais là, plus question de couper un arpent dans sa journée, ce qu'un bon faucheur bien entraîné pouvait faire.

suite

Rencontre Belgique Travailler Ully Saint Georges
Distractions Les labours Travaux de la terre Les meules
La "passée d'août" Il s'est marié. Le ferrage Les betteraves
Nouvelles machines Le français La retraite Sommaire

Ce site a été créé par Marie-Rose KOECHLIN.
Cliquez ici pour lui écrire.